Les Pensées de Pascal

 « La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu parce que nous y trouvons, et Dieu et notre misère. »
Excellence de cette manière de prouver Dieu, (Fragment 225, Sellier)

 

 

Angélique de Saint-Jean Arnauld d'Andilly est née à Pomponne le 28 novembre 1624, elle est la fille de Robert Arnauld d'Andilly et la nièce d'Angélique Arnauld abbesse réformatrice de Port-Royal. Elle entre au monastère de Port-Royal de Paris à l'âge de 6 ans et devient religieuse à 17 ans assez tôt par rapport aux autres religieuses, ce qui montre la force de sa vocation et sa grande intelligence. Elle prend le nom de sœur Angélique de Saint-Jean et aura pour mission l'instruction des jeunes filles.

Portrait d'Angélique de Saint Jean Arnauld
Portrait d'Angélique de Saint Jean Arnauld ( Cote : GRA 69)

Elle fait partie des grandes figures du monastère de Port-Royal des Champs car elle prendra la tête des religieuses qui refusent de signer le formulaire en expliquant ce choix à l'instar de cette formule exprimée dans une lettre « ...puisque les évêques ont des courages de filles, les filles doivent avoir des courages d'Evêques ». En 1664, Elle est arrêtée et emprisonnée au convent des Annonciales à Paris et fait le récit de sa vie en captivité dans l'ouvrage « Relation de captivité ». En 1665, elle est envoyée au monastère de Port-Royal des Champs, elle contribue au retour du monastère aux racines cisterciennes et participe à l'administration des fonds et propriétés du monastère. Elle est en contact avec un large cercle d'amis et de soutien visible à travers son abondante correspondance.

Elle contribue à la rédaction de l'histoire de Port-Royal dans l'ouvrage « Les relations sur la vie de la révérende mère Angélique de Ste Magdeleine Arnauld » ainsi que de nombreux écrits (Nécrologe, journaux, mémoires…).

Elle veut réformer Port-Royal par l'imitation des premiers chrétiens, martyrs pour leur foi et le désir de revenir aux origines cisterciennes : « fidélité à la Régle, vie spirituelle fondée sur la charité et sur la connaissance de l'écriture et des sources chrétiennes antiques, ascèse personnelle prônée par Saint Cyran, mépris de la piété individuelle, mission personnelle de soutien de la vérité de l'Eglise ». Elle souhaite que le culte du Saint Sacrement soit un culte intérieur « Le mystère de la foi ne s'adore bien que par la foi ».  

Elle meurt le 29 janvier 1684.

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