Les Pensées de Pascal

"Ferox gens nullam esse vitam sine armis rati,
Ils aiment mieux la mort que la paix, les autres aiment mieux la mort que la guerre. Toute opinion peut être préférable à la vie, dont l'amour paraît si fort et si naturel. »
Vanité, (Fragment 63, Sellier)

 

 

Claude Ramey (1754-1838)
Pascal méditant
1824, statue monumentale en marbre
Inv. 2017.0.7
Dépôt de l’État


Lauréat du Grand prix de sculpture en 1782, Claude Ramey expose régulièrement au Salon, de 1793 à 1827. Après avoir exécuté la statue de Napoléon Ier en costume de sacre en 1813, l’artiste propose son Blaise Pascal au Salon de 1824. Pour évoquer l’illustre auvergnat et l’étendue de son génie, Claude Ramey le représente debout, les jambes croisées, un livre à la main et accoudé à un socle, sur lequel sont mentionnées, par fine gravure, l'évocation des travaux sur la cycloïde et l'expérience de la pesanteur de l'air au puy de Dôme. La pose élégante du penseur et la finesse de l’exécution, notamment dans le traitement du drapé du vêtement, participent à faire de ce marbre l’un des chefs-d’œuvre du sculpteur. Déposée dans la cour du prestigieux lycée Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand en 1962, cette statue monumentale de grande qualité a été victime de nombreuses vicissitudes : badigeonnée d'encre et de peinture lors des émeutes estudiantines de 1968, elle fut amputée de ses deux avant-bras en 1980, avant d'être exposée au musée d'art Roger-Quilliot.

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